Lauréat du prix Hemingway à Nîmes, Antonio Blazquez-Madrid a fêté sa victoire en Espagne en ouvrant un bon

Photo of author
Written By Sébastien

Passionné de Madrid depuis plus de 10 ans je vous donne toutes mes astuces

Lauréat du 18e prix Hemingway de la nouvelle tauromachie, l’Espagnol Antonio Blazquez-Madrid n’a pas pu se rendre à Nîmes, samedi 4 juin, pour recevoir sa récompense de l’Association des avocats du diable. Il a déjà rendez-vous avec la ville pour la Feria des Vendanges en septembre 2022. En attendant, il donne des nouvelles de son appartement à Madrid.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous étiez le lauréat du prix Hemingway ?

Ce fut une agréable surprise. Après un bref moment d’incrédulité, j’ai décidé de le fêter en ouvrant une belle bouteille de vin.

Connaissez-vous la ville de Nîmes ?

Bien sûr, j’en ai entendu parler à travers son patrimoine antique et sa féria, mais je n’y suis jamais allé. Ne pas pouvoir se déplacer pour assister à la cérémonie de remise des prix était un peu décevant. Mais avec le président de l’association, Eddy Pons, nous avons convenu que j’irai à la Feria des Vendanges. Je veux connaître la ville, son ambiance et ses habitants.

Le journal Midi Libre a publié sa nouvelle taurine. Lecteurs français, est-ce une première pour vous ?

J’ai quelques nouvelles et nouvelles qui ont été traduites en anglais, mais c’est mon premier texte en français. Les premières fois sont toujours passionnantes. Eddy Pons m’a envoyé un lien m’informant de la remise du prix. Il se réfère également à un article de son journal. Je l’ai posté sur mon compte Facebook en refusant de le traduire en espagnol. Voir ça dans une langue que je ne parle pas m’excite.

Quelle est la partie autobiographique de votre nouveau « The Last Chance for El Lagartijo » ?

Cette histoire est purement imaginaire. Mais au fur et à mesure que j’écrivais, j’ai découvert des souvenirs de mon enfance. Je suis né dans un petit village de Salamanque où j’ai été secoué par le monde de la tauromachie. Du balcon de la maison familiale, on surveillait l’entrée des erncierros et des novelladas dans les arènes construites entièrement en bois pour la fête. Plus tard, j’ai aimé faire des corridas avec mon frère. Tous ces sentiments imprègnent mon histoire.

Pourquoi la tauromachie est-elle un sujet si littéraire ?

Comme tous les arts, la tauromachie est liée à la musique, la peinture ou la sculpture. La grande réussite de l’Association des Avocats du Diable, qui promeut le prix du conte taurin, est d’associer taureaux et littérature. C’est ce qui manque à ce pays sacré qu’est l’Espagne. L’arène de « Las Ventas », que l’on dit être la plus importante du monde, n’entend pas créer un tel prix. Son seul souci est la vente des places. J’ai toujours cité l’exemple de Nîmes comme ce qu’il faut faire pour endiguer le déclin de la tauromachie qui, à mon avis, ralentit plus que prévu.

Le héros de son conte, « El Lagartijo » rêve de triompher dans une arène. Vous écrivez pour fantasmer sur d’autres vies ?

Hormis deux ou trois enveloppements sur une vache, je n’ai jamais eu le courage de me mettre devant un toro ou une génisse. Mais dans ce cas précis, la grande faena imaginée par El Lagartijo, serait certainement ce que je pourrais imaginer si j’étais à sa place. Le subconscient nous conduit probablement à révéler indirectement nos désirs enfouis.

Vous êtes directeur financier, un métier très éloigné du monde littéraire.

Aujourd’hui, je ne travaille plus à plein temps dans une banque. J’agis en tant que consultant. Les livres font rarement bouillir la marmite. Mais l’écriture me libère de l’économie et m’ouvre d’autres portes.

Quel est votre écrivain français préféré ?

J’aime Cortazar et Borges. Chez les Français, Maupassant, classique du XIXe siècle, est aussi une de mes références. Je continue à le lire pour m’inspirer, non pas pour son style, mais pour sa façon particulière de décrire les situations.

Pourquoi avez-vous publié un roman, en l’occurrence « Secrets d’un journal », sous le nom d’une femme ?

L’idée est venue d’un groupe d’amis auteurs, formé de femmes et d’hommes. Nous nous sommes demandé s’il y avait une différence d’écriture entre les hommes et les femmes. L’affaire a suscité la polémique. Nous nous sommes engagés à écrire une histoire à la première personne, dont le personnage serait une femme (et à l’inverse un homme pour nos confrères) et nous avons rendu l’exercice difficile en décidant que l’histoire relèverait du genre érotique. Finalement j’ai été le seul à relever le défi jusqu’au bout. Aucun critique ne doutait que l’auteur du livre n’était pas une femme. La conclusion de cette expérience est que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.

Pour intégrer une école d’art, le mieux est d’obtenir un BA STD2A (Sciences et Technologies des Arts Appliqués). Si vous êtes titulaire d’un autre baccalauréat, notamment d’un grade L, il est préférable d’effectuer une année de MANAA avant de tenter le concours d’entrée dans l’une de ces écoles.

Comment créer un portfolio gratuit ?

Comment créer un portfolio en ligne

  • Inscrivez-vous ou connectez-vous via les réseaux sociaux. Vous pourrez choisir un nom de domaine (l’adresse de votre site Web) pour votre site Web de portefeuille.
  • Dites-nous en plus sur votre entreprise. …
  • Ajoutez vos images. …
  • Publiez votre site web et c’est tout !

Pourquoi aller dans une école d’art ?

Pourquoi aller dans une école d'art ?

Les produits de la culture et de l’art en France ont donc un statut très particulier. Etudier puis travailler dans le domaine de l’art ou de la culture permet de se former à de nombreux métiers pour conserver ou produire de tels objets : valorisation, conservation ou, à un niveau plus essentiel, création.

Quel est le niveau pour une école d’art ? Les écoles d’art post bac sont accessibles après le bac. Rares sont celles que vous pourrez intégrer après un bac général, généralement il faut avoir suivi un bac STD2A (sciences et techniques du design et arts appliqués). Si ce n’est pas le cas, vous devrez suivre une mise à niveau en arts appliqués.